Huile de monoï brut

août 18, 2011 11:55 | No Comments

FICHE D’INFORMATION

  • NOMENCLATURE INCI : COCOS NUCIFERA
  • N°CAS : 8001-31-8
  • N°EINECS/ELINCS :
  • Nom Inci US : Coco nut oil (and) Tiaré Flower
  • Dénomination CTFA : Tiare Flower

UTILISATION INVIDUELLE

Cosmétique : Le Monoï est un soin naturel qui réhydrate et contribue à protéger les couches supérieures de l’épiderme soumis aux effets combinés du soleil, du sel et du vent. Excellent soin du cheuveux.

GENERALITES

  • Famille : Rubiacée
  • Nom commun : Tiare Tahiti
  • Nom latin : Gardénia Tahitensis

Définitions : Le Monoï de Tahiti A.O. est un macérât huileux de fleurs de Tiaré obtenu par la macération de fleurs de Gardenia Tahitensis dans l’huile de coprah extraite de l’amande des noix de coco récoltées dans l’aire géographique de la Polynésie Française. Les fleurs de Gardenia Tahitensis ou « Tiaré Tahiti » sont récoltées au stade de fleurs en bouton et mises en macération au maximum 24 heures après la cueillette. L’huile de coprah raffinée est obtenue par pression à chaud de l’amande séchée extraite des noix de coco. L’ Appellation d’Origine « Monoï de Tahiti »: Décret 92-340 J.O.R.F. du 01/04/92 Les recherches de l’Institut du Monoï ont permis de fixer des spécifications portant sur l’élaboration du Monoï de Tahiti fabriqué exclusivement à partir de fleurs de Tiaré tahiti. Ces travaux ont fait l’objet d’une demande d’Appellation d’Origine auprès du Conseil d’Etat afin de protéger la qualité et l’authenticité du produit. Les ingrédients utilisés ainsi que le procédé fabrication est depuis le 01.04.92 rigoureusement précisé par le décret 92-340 aux termes duquel :  » Le Monoï de Tahiti est le produit obtenu par la macération de fleurs de Tiaré dans l’huile de Coprah raffinée, extraite de noix de coco récoltées dans l’aire géographique de Polynésie française au stade de noix mûres, sur des sols d’origine corallienne. Ces noix doivent provenir du cocotier  » Cocos Nucifera  » et les fleurs de Tiaré de l’espèce végétale  » Gardénia taitensis  » (Flore de Candolle) d’origine polynésienne récoltées au stade de bouton… » Dans les années 80, la plupart des Monoï sur le marché étaient des contrefaçons provenant d’Asie ou d’ailleurs… Les propriétés exceptionnelles du Monoï de Tahiti ont été officiellement reconnues en avril 1992, par l’Appellation d’Origine, qui devient une assurance de son authenticité et de sa qualité. Elle est réservée au produit fabriqué en Polynésie Française conformément aux usages locaux, loyaux et constants, par macération de fleurs de Gardénia Tahitensis d’origine Polynésienne, ci-après dénommée Tiaré, dans de l’huile de coprah raffinée. Aujourd’hui, le protectionnisme découlant de cette initiative a permis à ce que 80% des Monoï recensés sur le marché soient en respect avec la législation en vigueur.

Origine : Un produit ancestral originaire de Tahiti (Polynésie française). En Polynésie, monoï signifie « huile parfumée ». La Polynésie française déploie 5 archipels (Société, Tuamotu, Gambiers, Australes et Marquises) de 120 îles sur une surface comparable à celle de l’Europe. A travers les documents et la tradition orale, le Monoï apparaît de façon constante dans la culture polynésienne. Produit cosmétique, produit de massage ou onguent, il est également utilisé au cours de rituels religieux. Nul ne sait qui eut l’idée un jour de mélanger des fleurs de Tiare avec de l’huile de coco pour obtenir un produit tout aussi exotique que son nom, Monoï .Ce que l’on sait, c’est que de nombreux documents historiques font état d’une utilisation constante et très ancienne du Monoï et que, selon les légendes et traditions orales recueillies, cette huile parfumée aurait toujours joué un rôle très important dans la cultu re polynésienne. Ces documents relatent aussi comment le Monoï était si parfaitement intégré dans leur vie quotidienne que les natifs l’emmenaient partout avec eux, même pendant leurs voyages de découvertes en mer qu’ils effectuaient vaillamment à bord de leurs spectaculaires embarcations… Mélangé avec des pétales de Tiare par exemple (ou même encore avec d’autres fleurs locales) que les polynésiens laissaient macérer plusieurs jours dans de l’huile de coco non filtrée, le Monoï était ensuite conservé dans divers récipients qu’ils destinaient à une utilisation cosmétique quotidienne, les rites religieux ou la médecine traditionnelle… Jadis, le Monoï était le plus utilisé de tous les remèdes traditionnels et servait à soulager toute une variété de maux, réels ou imaginaires. Présent depuis toujours dans la cosmétologie traditionnelle, le Monoï de Tahiti est utilisé pour hydrater la peau, protéger les cheveux, mais ses composants sont également présents dans la médecine populaire des îles de Polynésie et les fleurs de tiare sont utilisées par exemple pour soigner les maux d’oreille, les migraines, les orgelets, certains eczémas ou simplement pour prévenir les piqûres d’insectes. Mais c’est dans l’art traditionnel des massages auxquels ils attribuaient grands pouvoirs que les Polynésiens se servaient surtout du Monoï… De nos jours, les nombreux bienfaits du Monoï sont toujours autant appréciés par les polynésiens qui l’utilisent encore régulièrement pour relaxer leurs muscles tendus avant d’entreprendre leurs célèbres courses de pirogues…

Culture :

Procédé de fabrication

Baigné dans ces eaux paradisiaques, atolls et îles volcaniques recèlent une diversité végétale formidable et abritent des variétés uniques au monde. Dans ce grand désert bleu cette luxuriance peut surprendre. On pense que l’atoll puise ses substances nutritives des eaux profondes. (Phénomène d’endo-upwelling : selon le modèle développé par Rougerie et Waulty de l’Orstom, la remontée d’eau interstitielle en surface par thermoconvection à l’intérieur du récif corallien permet un apport en sels nutritifs indispensables à l’écosystème.) Les composés du Monoï en tirent leurs caractères exceptionnels. Les conditions climatiques et la qualité du sol contribuent au caractère exceptionnel de cet extrait huileux. Le Monoï de Tahiti, produit de beauté naturel, permet de bénéficier sans altération des vertus du Tiaré. Le Monoï renvoie à l’art de l’enfleurage qui permet d’extraire les principes actifs ou aromatiques lipophiles de fleurs par une macération douce dans de l’huile raffinée de Coprah. Cet art vieux de plus de 2000 ans a été perfectionné à des fins cosmétiques et pharmacologiques. L’huile de coprah raffinée et les fleurs de Tiaré Tahiti, cueillies au stade de bouton, sont mises en macération pendant 12 jours à raison de 12 fleurs/litre et selon une méthode précise d’enfleurage. Au bout de cette période, le macérât est laissé en décantation pendant 24 heures, il est filtré puis enrichi d’un antioxydant. L’huile ainsi obtenue est contrôlée, puis conditionnée en emballage standard avec plomb de garantie. Le Tiaré Tahiti est un arbuste donnant des fleurs tout au long de l’année. Ses fleurs régulières d’un blanc neigeux se détachent par contraste sur le vert profond des feuilles vernissées à bords lisses. Son parfum unique est puissant et suave. Il rappelle le Gardénia, la Tubéreuse avec des aspects de fleurs de pommier. Le gardénia Tahitensis est l’emblème de Tahiti, il appartient à cette végétation des sols pauvres calcaires coralliens, et ne peut se cultiver sous serre. En effet, cette fleur ne pousse que dans cette région du monde, son inadaptation aux autres sols que ceux du pacifique sud est une de ses particularités. C’est une fleur blanche légèrement jaunâtre. Ses pétales au nombre de 5 à 9 sont disposés en étoile. Appelé localement Tiaré Tahiti, c’est la plante la plus utilisée dans la pharmacopée polynésienne, sous des formes différentes : infusion, macération, décoction, expression en usage externe ou interne. Son utilisation dans la culture « Mahohi » en fait une plante très intéressante pour la cosmétologie ; et afin de bénéficier pleinement de ses principes actifs, les substances liposolubles et hydrosolubles sont extraites par deux méthodes d’extraction :

  • soit huileuse pour obtenir : le Monoï de Tahiti Appellation d’Origine
  • soit hydroglycolique pour obtenir : le Monoï Hydroglycolique et le Glycosat de Gardénia Tahitensis

Son huile essentielle est riche en principes actifs qui justifient en partie les multiples applications de la fleur. Des analyses en GC/MS ont permis de vérifier la présence de ces molécules dans le Monoï de Tahiti, confirmant ainsi la qualité de l’extraction par macération douce dans l’huile raffinée de Coprah Parmi ces composés on peut notamment citer : le salicylate de méthyle dont l’action apaisante est reconnue et des composés aux propriétés assainissantes dont – des alcools : l’hexanol, l’alcool phényl éthylique – des esters – le benzoate d’éthyle, et le salicylate de méthyle. L’huile de Coprah Cocos Nucifera L. Famille : Arecaceae Issue d’amandes de Cocos Nucifera séchées naturellement, l’huile de Coprah utilisée dans la fabrication du Monoï est une huile de première pression sans adjonction chimique. L’huile brute ainsi obtenue est ensuite raffinée. Le process permet l’obtention d’une huile légère et limpide d’une grande qualité. Très riche en acides gras saturés (acide laurique notamment), l’huile raffinée de Coprah présente une remarquable stabilité. Ingrédient émulsifiant, elle est également très appréciée pour ses propriétés émollientes.

COMPOSITION

Composition en acides gras :

  • Acide caproïque C6:0 0.6%
  • Acide caprylique C8:0 6 – 9%
  • Acide capric C10:0 6 – 10%
  • Acide laurique C12:0 44 – 51%
  • Acide myristique C14:0 13 – 18 %
  • Acide palmitique C16:0 8 – 10 %
  • Acide stéarique C18:0 1 – 3 %
  • Acide oléique C18:1 5.5 – 7.5%
  • Acide linoléique C18:2 < 2.5%

Autres constituants en % :

TOTAL STEROLS : 1.5 g/kg

  • Cholestérol 0.7%
  • Beta-Sitostérol 44.9%
  • Campesterol 7.8%
  • Stigmastérol 13 .8 %
  • D7-Stigmastenol 0.1 %
  • D5-Avenastenol 32.4 %

TOTAL TOCOPHEROLS : 50.0 mg/kg

  • Delta-Tocopherol 11.0%
  • Alpha-Tocotrienol 89%

PROPRIETES

Propriétés hydratantes et protectrices des couches supérieure de l’épiderme. Etude EVIC-CEBA du 28 juillet 1998 : L’hydratation des couches superficielles de la peau due au Monoï de Tahiti est progressive et durable, l’effet étant maximum entre 4 et 6 heures après application Après une seule application sur la peau, et 4 heures après traitement, les qualités hydratantes du Monoï de Tahiti sont comparables à celles du beurre de Karité.

Efficacité antipelliculaire sur le cheveu.

Réparation de la fibre capillaire Effet réparateur sur les cheveux desséchés et abîmés. Les cheveux sont brillants et faciles à coiffer. Le Monoï a également été testé en comparaison avec le beurre de karité et l’huile de Jojoba. Ces tests ont confirmé de très bon résultats notamment vis-à-vis du beurre de Karité.

Une parfaite tolérance Afin d’évaluer l’innocuité du Monoï, un grand nombre de tests ont été conduits :

  • Tolérance cutané et oculaire
  • Pouvoir sensibilisant
  • Hypersensibilité et hypoallergénicité
  • Pouvoir photosensibilisant

Le Monoï est un produit très sûr, ne conduisant à aucune réaction cutanée, ne présentant aucun risque d’allergie sur des sujets non sensibilisés .

CARACTERISTIQUES

  • Aspect Masse cireuse à T° < 24°C.
  • Liquide à T°>25°C
  • Couleur Blanc ivoire
  • Odeur faible caractéristique de la noix de coco avec le parfum naturel des fleurs de tiaré
  • Densité à 20 °C 0.91 à 0.92 kg/l
  • Point de fusion 24°C
  • Indice de saponification 240 à 270 mg KOH/g
  • Indice de réfraction à 40°C 1.4540-1.4580
  • Antioxydant Tocophérol 25% = 0.08%

CONDITIONNEMENT

  • Stockage : dans des containers fermés à moins de 30°C.
  • Emballage : en fûts plastiques.

UTILISATION

Par ses qualités hydratantes et émollientes, le Monoï est un actif qui trouve naturellement sa place dans une grande variété de produits de soin ou de bien-être. Testé pour ses propriétés réparatrices et conditionnantes de la fibre capillaire, le Monoï est également recommandé dans la formulation de masque capillaire, de conditionneur ou de shampooings traitants : le Monoï nourrit les cheveux et les répare. Le Monoï est un soin naturel qui réhydrate et contribue à protéger les couches supérieures de l’épiderme soumis aux effets combinés du soleil, du sel et du vent.