Huile de Cumaru

avril 15, 2012 5:32 | No Comments

L’huile de Cumaru

Ou huile de fèves de Tonka

« la noix de tonka est demandée pour la fabrication de coumarine (ortocoumaric anhydride), qui est utilisée dans l’industrie du parfum. La noix contient 43% d’huile de couleur jaune foncée et très aromatisée. Son indice de saponification est de 189, son indice d’iode de 66.2 Compte tenu de son utilisation en parfumerie, la fève est peu utilisée pour la fabrication de l’huile. Lorsque que c’est le cas, les tourteaux servent de nouveau à des préparations aromatiques, mélangés avec les racines et les fleurs…. »

Extrait de Oil palms and other oilseeds of the Amazon de Celestino Pesce.

Composition

L’huile de cumaru est composée de 74 % d’Acides Gras Insaturés. Elle contient des oméga-3.

Applications

Les applications de l’huile de cumaru sont dues aux coumarines contenues dans ses insaponifiables. Il est donc conseillé de la diluer si vous l’achetez pure pour éviter les problèmes d’allergies.

Elle s’utilise pour le traitement des cheveux. Elle s’utilise aussi dans la nouvelle cosmétique pour faire passer son odeur directement dans les produits finis.

Botanique

L’arbre qui produit la fève tonka est très répandu en Amazonie et se rencontre même souvent groupé en famille dans la grande forêt des hautes terres ; il est connu sous le nom de Cumaru ou Coumarou (Coumarouna odorata Aubl. Ou Dipteryx odorata Willd. Légumin. Dalberg). Son fruit est une noix ovoïde à écorce d’un vert jaunâtre à maturité, dont la chair, filandreuse et spongieuse, recouvre un noyau dur, lisse ; celui-ci renferme une amande de 25 à 40 millimètres de longueur, qu’enveloppe une peau membraneusefine d’un roux noirâtre, et qui exhale une odeur agréable d’amandes amères ou de mélilot.

Quand ce fruit a été exposé quelques temps au soleil, l’écorce se sépare rapidement, et il suffit d’un léger choc sur la pointe du noyau pour ouvrir celui-ci et en extraire l’amande que l’on fait sécher avec soin avant de l’emmagasiner.

La fève tonka dont les indiens font des colliers, sert pour aromatiser le tabac à priser et remplace la vanille en parfumerie (savons et parfums à l’héliotrope blanc), en pâtisserie et en confiserie ; certains whisky lui doivent leur bouquet particulier.

On en extrait une huile employée en parfumerie : 4 kilogrammes de cumaru sec donnent un litre d’huile. La teinture de cumaru sert aux mêmes usages que celle de gaïac…

Fabrication

La fabrication de l’huile de cumaru se fait de manière artisanale après une macération dans l’alcool pour les coumarines.

Histoire de la fabrication

« Après avoir été séchées à l’ombre, les fèves sont mises dans une barrique ouverte et placée debout, et entièrement recouverte d’alcool à 65 ° (cachaça). Cette macération dure 12 heures; on soutire ensuite l’alcool, mais on laisse, durant 5 à 6 jours, le cumaru séjourner dans la barrique recouvert d’un linge. Enfin les fèves sont étendues en couche peu épaisse, à l’ombre entre deux toiles, pour les givrer »

Extrait de L’Amazonie Brésilienne et Paul Le Cointe 1922 …