Huile de bourrache vierge

août 18, 2011 7:14 | No Comments

FICHE INFORMATION

  • NOMENCLATURE INCI : BORAGO OFFICINALIS
  • N°CAS : 84012 – 16 – 8
  • N°EINECS/ELINCS : 281 – 661 – 4

UTILISATION INVIDUELLE

Cosmétique :

La présence d’ AGE dans l’huile de Bourrache permet une hydratation de l’épiderme; utilisée régulièrement, elle assouplit et raffermit la peau. L’huile de Bourrache est l’huile anti-vieillissement de référence, régénérante et restructurante.

GENERALITES

Historique :

La bourrache (Borago officinalis) a probablement été introduite au Moyen-Age dans le sud de l’Espagne par les Arabes. On note d’ailleurs que son nom découle de l’arabe (abou rach, signifiant père de la sueur) qui fait allusion à la propriété sudorifique de la plante, ou du latin (burra, signifiant étoffe à poils longs). Son nom botanique « borago » viendrait du latin « cor ago » qui veut dire : « je stimule le cœur ». Plante cardiaque, elle est sensée dissiper toute mélancolie et rendre l’homme « gai et joyeux »…….courageux. Même les Anglais fabriquaient du  »vin rouge aux herbes » pour chasser les idées noires. Il s’agissait en fait de vin de Bordeaux avec de la Bourrache. Autrefois, elle fût surtout utilisée pour ses propriétés médicinales (sudorifiques, diurétiques, émollientes). Elle fait partie de la « tisane des 4 fleurs » qui est un grand classique, parfaitement efficace contre rhumes, bronchites et grippes si on la boit à longueur de journée. Il y avait également le traditionnel « jus d’herbes dépuratif » où étaient mélangés Bourrache, Pissenlit et Cresson. Les feuilles de Bourrache étaient également consommées en salade, dans les potages ou encore sous forme d’épinard. Par la suite, cette plante a été amenée en Angleterre par les Arabes puis elle apparaît au Danemark dès le 13ème siècle. En pharmacie, les borraginacées ont occupé une place réduite dans les temps anciens avant de s’effacer presque complètement jusqu’à ces dernières années. Cependant, vers la fin des années 60, le laboratoire américain de Peoria, équivalent à nos INRA, a effectué des recherches systématiques sur les huiles de graines des borraginacées et la bourrache est sortie nettement du lot. Ce n’est que récemment que la Bourrache est cultivée pour sa graine qui donne une huile riche en Acide Gamma Linolénique (AGL). C’est l’une des conséquences des recherches actuelles sur les sources d’AGLA maturité, les graines contiennent 30 à 35% de matières grasses dont 16 à 23 % d’AGL.

Botanique :

La Bourrache est une plante faisant partie de la famille des Borraginacées, qui comportent une centaine de genres et environ 2000 espèces. Le genre Borago officinalis est en fait l’espèce qui est cultivée en France. La bourrache est une plante commune présentant des fleurs bleues en forme d’étoile autour d’un cœur d’or. On la reconnaît d’ailleurs facilement avec ses longs poils sur les tiges et les feuilles. Le genre Borago comporte trois espèces dont B. officinalis (borage en anglais). Celle-ci est une herbe annuelle de 30 à 70 cm de haut, à tige creuse, de diamètre bien grand pour une plante aussi modeste, mais de consistance molle. Les feuilles de la base sont ovales, elliptiques, rétrécies en un long pétiole, tandis que les feuilles supérieures sont embrassantes. Tous les épidermes (tiges, feuilles, sépales) portent d’abondants poils de grandes dimensions. Les fruits sont des tétrakènes se séparant à maturité en 4 nucules bruns renfermant chacun une graine dépourvue d’albumen. Originaire d’Asie mineure, la bourrache est banale dans des lieux incultes d’Europe centrale et méridionale, et abondante en Afrique du Nord. La culture, facile, est déjà réalisée en France. Mais les graines ne sont pas retenues dans le réceptacl e, ce qui gêne la récolte mécanisée. Le rendement à l’hectare atteint 6 quintaux. Traditionnellement, on ne récoltait que les fleurs, que l’on séchait à l’ombre pour éviter le brunissement. Les graines semblables à des grains de poivres, si elles sont bien mûres, contiennent environ 30 % d’acides gras dont 20% d’AGL. Cela fait d’elle l’huile naturelle la plus riche en AGL. Les fleurs en forme d’étoiles sont constituées de 5 lobes et fleurissent du mois de Mai au mois de Septembre. D’abord de couleur rose, elles virent au bleu céleste en pleine floraison. Elles sont surmontées de petites antennes noires riches en pollen. Elles sont un véritable régal pour les abeilles. L’odeur de la plante rappelle un peu celle du concombre La plante est annuelle et mesure environ une bonne cinquantaine de centimètres.

Culture, récolte, stockage et conservation :

Originaire d’Asie mineure, la bourrache est banale dans des lieux incultes d’Europe Centrale et Méridionale, et abondante en Afrique du Nord. Traditionnellement, on ne récoltait que les fleurs, que l’on séchait à l’ombre pour éviter le brunissement. La Bourrache est encore peu cultivée pour ses graines. La France en produit d’ailleurs très peu. Des pays comme ceux de l’Europe centrale (Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie) ou encore de l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc) cultivent surtout la Bourrache pour sa fleur. Par contre, les USA et la Hollande l’exploitent pour sa graine c’est à dire pour son huile. La culture de la Bourrache nécessite simplement un sol léger, humide et profond mais ne demande pas d’entretien particulier. En France par exemple, il est fréquent que l’on utilise dans les régions méditerranéennes des plantes poussant à l’état sauvage. Etant donné que la floraison est étalée sur deux mois, toutes les graines n’arrivent pas à maturité au même moment. La récolte est alors difficile à mécaniser, car au fur et à mesure de leur maturation, les graines se détachent et tombent. Deux procédés sont actuellement utilisés : · En Hollande: Les graines sont récupérées au fur et à mesure qu’elles tombent. Des bâches en plastique sont disposées entre les raies des cultures et sont destinées à les recueillir.. · Aux USA : Ce sont de petits wagonnets qui passent entre 2 raies et un système de vibrations entraîne la chute des graines matures. Les graines doivent être rapidement utilisées après la récolte afin d’éviter le rancissement.

Obtention de l’huile :

Le choix de la méthode d’extraction est très important, car il va jouer sur la quantité d’huile qui pourra être extraite. De plus, il faut savoir que les graines matures (aspect de grains de poivre) sont beaucoup plus riches en huile ( 30% à 38 % ) que les gaines vertes ( 15%).C’est d’ailleurs la seule difficulté rencontrée lors de la récolte car les graines ne mûrissent pas toutes en même temps. Ce qu’il faut savoir, c’est que même si des graines ramassées vertes mûrissent en stock, la teneur en huile obtenue n’est jamais autant élevée qu’avec des graines ramassées en étant mûres. Par contre, la composition des acides gras est la même quelque soit la maturité des graines. C’est simplement la quantité d’huile contenue dans la graine qui change mais en aucune façon, les proportions de sa composition. Le broyage des graines se fait dans un mortier de manière à obtenir une poudre grossière. L’extraction de l’huile des graines peut se faire ensuite de deux façons: – Par un solvant (petite quantité de graines). – Par pression: échelle industrielle (grande quantité de graines). Si le procédé est effectué à froid (T° < 50°C), alors l’huile portera le nom d’huile vierge. La mesure de l’indice de peroxyde montre que l’huile est facilement oxydable. Ceci est dû à sa haute teneur en acides gras insaturés ( 80%). Par conséquent, si aucune précaution n’est prise dans le stockage (mise à l’abri de l’obscurité et de la chaleur), l’huile va s’oxyder rapidement.

COMPOSITION

Acides Gras en% :

  • Acide palmitique C16:0 9.0 – 11.0
  • Acide stéarique C18:0 3.0 – 5.0
  • Acide oléique C18:1 16.0 – 20.0
  • Acide linoléique C18:2 35.0 – 40.0
  • Acide gamma linolénique C18:3 w 6 Traces
  • Acide alpha linolénique C18:3 w 3 17.5 – 25
  • Acide arachidique C20:0 0 – 0.4
  • Acide gondoïque C20:1 2 – 4.1
  • Acide érucique C22:1 1.5 – 2.8
  • Acide nervonique C 24:1 1.0 – 1.9

Stérols en % :

  • Béta sistostérol : 72-74 %
  • Campestérol : 22-24 %
  • Insaponifiables

Les insaponifiables représentent 2% de l’huile

PROPRIETES

La bourrache présente une composition très intéressante, l’huile est riche en acide oléique, linoléique et en acide gamma-linolénique. De plus, elle présente de l’acide érucique, très rare dans le domaine végétal. La bourrache a toujours été utilisée en phytothérapie pour ses propriétés sudorifiques et dépuratives. C’est récemment qu’on a pris conscience de la forte teneur en acide gamma-linolénique. L’utilisation actuelle de l’huile de Bourrache dans le domaine de la cosmétique est directement liée à sa composition en acide gras et surtout à sa haute teneur en acide gamma linolénique. C’est l’huile de Bourrache qui est la source la plus riche en cet acide gras. Cependant, c’est sur l’huile d’Onagre que la majeure partie des études ont été réalisées. Elle ne contient pourtant que 10 % d’AGL. Il est donc aisé d’extrapoler les propriétés de l’AGL dans l’huile d’onagre à l’huile de Bourrache puisque sa teneur en cet acide gras est double. D’après la revue de S.Bugnariu « Beneficial effect of gamma linolenic acid enriched diet therapeutic properties of oenothera biennis oil », l’acide gamma linolénique a les propriétés suivantes:

  • Réduction de la perte en eau de la peau et action assouplissante.
  • Réduction de l’inflammation de la peau (résistance aux UV).
  • Augmentation de la circulation superficielle.

L’acide gamma-linolénique est présent dans le lait maternel, mais sa fabrication par le corps n’est pas toujours assurée. C’est en effet un acide qui fait défaut lorsque la vieillesse survient. L’huile peut être ingérée pour un traitement interne ou encore être directement appliquée sur la peau. Cela aidera au bon fonctionnement des cellules de la couche supérieure de l’épiderme. L’ingestion d’huile est préconisée lors de problèmes de peau, mais également contre l’apparition des rides, la déshydratation et même pour maintenir l’élasticité de l’épiderme. L’application sur la peau est complémentaire. La sécrétion de sébum sur les couches superficielles de l’épiderme est également stimulée (peaux sèches ainsi que les cheveux secs ou fragilisés par des permanentes). La Bourrache est donc un anti-ride qui permet une hydratation de l’épiderme et qui revitalise les peaux sèches. Elle est régénérante et restructurante. On se tourne petit à petit vers des propriétés médicinales maintenant reconnues. L’acide gamma linolénique est en effet très important puisque c’est le précurseur de molécules pour le métabolisme de l’immunité (leucotriène, prostaglandine) et de la coagulation du sang (thromboxane). L’acide gamma linolénique étant un précurseur de la prostaglandine E1, qui aide à réguler les fonctions métaboliques, il s’en suit que l’utilisation d’huile de Bourrache peut apporter des améliorations pour:

  • L’eczéma qui serait dû à un déficit en acide gamma-linolénique : la haute teneur en acide gamma linolénique de l’huile fait que celle-ci est utilisée dans le traitement contre les dermatites atopiques (allergies cutanées telles que l’eczéma).
  • La diminution des effets désagréables du syndrome prémenstruel (maux de tête, des douleurs abdominales etc…Il peut être atténué par apport d’AGL qui agit sur certaines hormones).
  • L’amélioration de la circulation sanguine et contre l’agrégation plaquettaire. En effet, l’AGL est précurseur de prostaglandine E1 qui est elle même un antiagrégant et permet de diminuer la pression artérielle.

CARACTERISTIQUES

  • Aspect Liquide
  • Couleur Jaune pâle
  • Odeur caractéristique presque inodore
  • Densité (à 20 °C) 0.910 – 0.925
  • Indice d’iode 130 – 155
  • Indice de saponification 185-195
  • Indice de réfraction à 20 °C 1.470-1.480

CONDITIONNEMENT

  • Stockage : dans des containers fermés à moins de 30°C.
  • Emballage : en fûts plastiques de 23 kg.

APPLICATIONS

L’huile de bourrache n’a pas fait l ‘objet d’usages traditionnels. Aujourd’hui elle est principalement utilisée en cosmétique et en thérapeutique. L’huile peut être ingérée pour un traitement interne. L’ingestion d’huile est préconisée lors de problèmes de peau, mais également contre l’apparition des rides, la déshydratation et même pour maintenir l’élasticité de l’épiderme. Elle peut être appliquée directement sur la peau. Cela aidera au bon fonctionnement des cellules de la couche supérieure de l’épiderme.

Usages cosmétiques :

L’huile de Bourrache est utilisée dans les laits démaquillant, les lotions pour le visage, les crèmes de jours et les huiles de massage. La présence de l’huile de bourrache au niveau d’une formulation cosmétique apporte la garantie d’une grande richesse en acides gras essentiels (AGE). Ceux-ci renforcent la barrière de l’épiderme et empêchent donc la déshydratation de la peau. Ils agissent d’autre part au niveau de l’élasticité cutanée et présentent un effet cicatrisant, assouplissant et antivieillissement. Enfin, l’huile de bourrache améliore l’état des ongles fragiles.

Usage thérapeutique :

Ils sont tous liés à la haute teneur de l’huile de bourrache en acide gamma linolénique. Ainsi, cette huile prévient tout dysfonctionnement du métabolisme lipidique.

Utilisation en diététique :

Les vertus de l’huile de Bourrache sont dues à sa richesse en acides gras insaturés (80%). Parmi eux, il y a une quantité importante d’acide gras oléique et gamma-linolénique qui sont essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme. L’acide gamma-linolénique est important, car de nombreuses maladies sont souvent dues à un déficit en AGL (vieillesse, carences alimentaires, anomalie du fonctionnement de la D 6 désaturase, carence alimentaire en acide linoléique). Par conséquent, si l’acide gamma-linolénique se trouve déjà dans l’alimentation alors il évite au corps un travail laborieux de synthèse à partir de l’acide linoléique. Les acides gras sont très importants puisqu’ils ont trois rôles:

  • Un rôle constructeur des phospholipides membranaires.
  • Un rôle de médiateur cellulaire (Prostaglandines, Thromboxane, Leucotriène etc…).
  • Un rôle énergétique.